ENKI DJIPAL

On dit que les archers japonais qui pratiquent le kyūdō ne dirigent pas leur flèche : ils sont cette flèche, en harmonie avec la cible.
J’aime l’idée que les photographes font eux aussi totalement corps avec le sujet qu’ils photographient. Dans la rue, face à un paysage, dans une salle de danse, j’aime cette idée d’être en harmonie avec les personnes et les scènes photographiées, ce moment de concentration et d’attente du minuscule instant où l’on ressent que voilà, « tout est en place ».
Plus tard, sur écran (ou sous l’agrandisseur), ce moment va revivre, peut-être même différemment, avec un autre travail d’expression de son propre point de vue : le travail sur une atmosphère, une ambiance ou une couleur, la cohérence que l’on va réexprimer dans les images données à voir.

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